Les salaires à la SNCF. Inflexion néolibérale et résilience du statut

par Dominique Andolfatto, Marnix Dressen et Jean Finez

Les notes de l’IES – n°27 – mai 2012

Les rémunérations, analysées à la fois du point de vue de leur montant et de celui de leur logique de formation, constituent un indicateur puissant des transformations de la relation salariale et de ses implications.
En s’intéressant aux salaires à la SNCF, Dominique Andolfatto, Marnix Dressen et Jean Finez insistent sur l’inflexion néo-libérale qui consiste à individualiser les rémunérations. Au-delà d’une simple technique de rémunération, ils montrent que, par le biais de l’individualisation et de la fragmentation de la politique salariale, c’est une culture, une solidarité et une identité cheminotes – incarnées par un système dans lequel toutes les « soldes », du bas au haut de l’échelle, étaient liées à l’évolution d’un même point d’indice – qui sont aujourd’hui mises en cause.

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