Tous mobiles ? Banalisation du licenciement et rhétorique de crise

par Mélanie Guyonvarch

Les notes de l’IES – n°12 – avril 2010

 

Si la crise a des répercussions tangibles sur les entreprises et l’emploi (faillites, chômage technique, plans sociaux, exacerbation des conflits dans les entreprises), il faut souligner également la continuité qui se dégage entre les deux décennies antérieures à la crise et la période actuelle.
Pour Mélanie Guyonvarch, la thèse d’une rupture provoquée par cette crise doit être nuancée au profit d’une réinscription de ce débat dans une perspective de plus long terme, afin de mettre en avant les effets de la rhétorique de « crise permanente », sous la pression notamment des marchés financiers, dans la fragilisation du salariat. Dans ce contexte de « guerre économique », les licenciements sont parfois présentés comme des étapes parmi d’autres au sein de trajectoires professionnelles discontinues. Toutefois, cette banalisation du licenciement tient davantage du discours que d’un vécu partagé par les salariés confrontés à cette expérience.

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